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Annoncer la maladie d’un parent à un enfant

Entretien avec Isabelle Moley-Massol, médecin psychanalyste et psycho-oncologue à Paris, auteure de L'annonce de la maladie. Une parole qui engage

Pourquoi annoncer à un enfant la maladie grave de son père ou sa mère ? Il ne peut pas véritablement comprendre...

« Certains parents pensent protéger leurs enfants en leur cachant leur maladie ou s'imaginent qu'ils sont trop petits pour comprendre et qu'ils ne se rendent compte de rien. C'est tout l'inverse. L'enfant, y compris les tout petits, a une très grande capacité à ressentir l'anxiété parentale. En l'absence de mots qui donnent un sens à ce qu'il éprouve, l'enfant fait sienne cette angoisse mais avec une force particulière : ce qu'il imagine est toujours pire que la réalité, aussi difficile soit-elle. Les enfants ne sont jamais dupes des modifications qui surviennent dans la vie de leurs parents, des changements dans l'apparence physique, les va-et-vient avec l'hôpital... Ils se sentent très souvent coupables de ce qui arrive dans leur entourage proche. S'ils éprouvent des pensées agressives envers leur père, (ou leur mère, leur frère ou leur sœur) et que celui-ci tombe malade ou meurt, il croit en être responsable. Il confond la pensée et l'acte : il l'a pensé, désiré, c'est donc arrivé par sa faute. C'est aux parents d'annoncer aux enfants la maladie, leur maladie. C'est en particulier ce que nous apprennent Nicole Landry-Dattée et Marie-France Delaigue-Cosset qui co-animent depuis une quinzaine d'années des groupes de paroles d'enfants de parents malades à L'Institut Gustave Roussy de Villejuif. »

Un enfant a l’air si fragile...

« Soyons confiant dans la capacité de l’enfant à "faire avec" la maladie grave et même la mort d’un parent, à intégrer et dépasser des événements de vie très douloureux à la condition qu'on les accompagne avec des mots adaptés. Les petits sont très doués pour cela, même si leur chagrin est inévitable. Par contre, le mensonge peut les abîmer terriblement : ils se construisent sur la confiance envers les adultes. L'abandon de l'enfant dans le silence autour de la maladie d'un proche peut avoir des conséquences très lourdes pour lui, dans le présent ou dans sa vie d'adulte. L'enfant peut se déprimer ce qui va s'exprimer par un repli, une tristesse, des troubles somatiques, troubles du sommeil, mais aussi une hyperactivité, autre visage que peut prendre un mouvement dépressif chez l'enfant. Il convient de rester vigilant, entretenir le dialogue et l'échange et si la souffrance devient préoccupante, proposer des consultations de psychothérapie. En général, les enfants y réagissent bien et très vite. »

Comment parler de la maladie à son enfant ?

« La parole devrait être vraie, authentique, adaptée à l’enfant et progressive. Inutile de donner trop de détails d’emblée - les mots ne doivent pas renforcer l’anxiété - mais il faut en dire suffisamment pour donner un sens à ce que vit l’enfant. Le parent malade doit expliquer en procédant pas à pas, par exemple  : « Tu sais l'autre jour, je suis allée voir le docteur car je sentais une boule. Il a fait tous les examens et il a bien vu ce qui n'allait pas... » Faites des pauses dans le récit. « Il a vu que certaines cellules étaient différentes.... Il m'a dit que c'était des cellules cancéreuses....
- Mais qu'est ce que c'est ta maladie ?
- Ca s'appelle un cancer. Le docteur la connaît bien et il va bien s'occuper de moi.»

Il est important que la maladie soit nommée, mais pas à pas. Nommer la maladie signifie que l'on peut en parler. C'est aussi pour l'enfant le moyen de l'apprivoiser. Ce qui est monstrueux, c'est "l'innommable". »

Faut-il le préparer au pire si les choses ne s’améliorent pas ?

« Il est recommandé de révéler à l'enfant les réalités difficiles de la maladie en cheminant avec lui. Dans les maladies longues, il convient de proposer à l'enfant d'aller voir son parent, son frère ou sa soeur à l'hôpital. Il a besoin de rester en contact avec lui. Cela lui permet aussi de s'habituer progressivement aux éventuels changements physiques du malade. Une fois encore, il faut rester conscient que la représentation imaginaire de l’enfant est toujours bien pire que la réalité, si celle-ci elle est bien accompagnée dans le dialogue et préparée. Si l'enfant demande si le parent va guérir, il est encore important de dire que "les médecins s'occupent très bien de lui et qu''il reçoit les meilleurs traitements possibles", qu'"on fait tout ce qu'il faut". Si l'on parvient aux limites des traitements et qu'il n'y a pas de guérison possible, on peut expliquer que "la maladie a été plus forte que les traitements" (et pas que papa ou maman). C'est ce que nous disent Nicole Landry-Dattée et Marie-France Delaigue-Cosset. En fin de vie, un au-revoir devrait être possible, un temps de parole et d'échange, de transmission et d'amour qui aide l'enfant à continuer son chemin de vie et de se projeter résolument dans son avenir. »

Auteur :

Propos recueillis par Emmanuelle Manck, rédactrice

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Mise à jour : 24 sept. 2018

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