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Evelyne, proche de sa mère atteinte d'un cancer

Retranscription du témoignage d'Évelyne

L’intervieweuse

Évelyne, bonjour.

Évelyne

Bonjour Sabine.

L’intervieweuse

Pouvez-vous nous dire quel a été l’impact sur votre vie à vous quand on vous a annoncé le cancer de votre maman ?

Évelyne

C’était très difficile, parce qu’on ne l’a pas appris directement. Mes parents ne voulaient absolument pas parler de cancer. J’avais amené ma mère à l’examen chez le médecin, le médecin n’a rien dit non plus, sentant qu’il ne fallait pas employer le mot, et m’a téléphoné après pour me faire revenir, pour m’expliquer l’état de santé de ma mère. Et ça, ça été très difficile à vivre, très difficile de ne pas pouvoir en parler, de ne pas pouvoir voir si ma mère souffrait, de ne pas pouvoir l’aider, parce que je n’étais censée être au courant de rien.

L’intervieweuse

Mais votre maman était au courant, elle ?

Évelyne

Je pense que chacun de leur côté, ils étaient au courant, ils le savaient, mais il ne fallait pas employer le mot. Et ça, je vous avoue que c’est très difficile à vivre. On est trois enfants, il y a les gendres et les belles filles, il y a les petits enfants. Tout le monde le savait, tout le monde était au courant. On l’a vu diminuer, on l’a vu souffrir, c’était…

L’intervieweuse

Alors, vous saviez qu’elle avait un cancer. Comment, malgré la défense d’en parler, avez-vous accompagné cette personne dans sa maladie ?

Évelyne

On l’accompagnait aux visites, mon mari aussi. On venait les chercher en voiture, on les amenait en consultation. Quand elle était hospitalisée, on allait la voir, mais elle n’était pas hospitalisée pour un cancer. Elle était suivie par des oncologues, mais elle n’avait pas un cancer. Elle a été suivie à l’hôpital de Thiais où c’est marqué en gros : « Cancérologie », et mon père a dit : « Tu te rends compte, qu’est-ce qu’ils ont besoin de marquer cancérologie. Nous, on y va, mais ta mère n’a pas un cancer ». Le médecin n’employait pas le mot, et au moment où on quittait le cabinet, elle me disait : « Vous pouvez m’appeler dès que vous êtes rentrée, je vous dirai ce qu’il en est », parce que vis-à-vis d’eux, elle ne disait pas, elle ne pouvait pas dire. Elle ne pouvait pas. Ça paraît très curieux. Donc on n’a jamais pu employer ce mot, jamais.

L’intervieweuse

Comment pensez-vous qu’on peut lutter contre ce non-dit ?

Évelyne

Je ne sais pas, c’est difficile. Parler peut-être. Moi je sais que je suis bénévole, donc je côtoie les patients à l’hôpital, et beaucoup de patients nous parlent à nous, parce qu’on n’a pas la blouse blanche, parce qu’on est là pour les écouter, mais souvent en famille, ils ont du mal eux aussi à parler de la maladie. Peut-être pas au point de fermeture de mes parents où vraiment il ne fallait pas le dire, ce mot était banni, il ne fallait pas du tout l’utiliser, mais les gens chez eux aussi.

L’intervieweuse

Est-ce que des professionnels de santé pourraient aider dans l’évolution de cette appréhension de la maladie ?

Évelyne

Je crois que c’est le généraliste qui a un plus grand rôle. Justement, j’écoutais tout à l’heure ce que disaient les généralistes, je crois qu’il faudrait les impliquer un peu plus. Ils connaissent le patient, ils connaissent la famille, peut-être qu’ils pourraient essayer de parler, de faire comprendre que ce n’est pas une tare. Au contraire, on est plus soutenus moralement quand on sait que la personne malade. Je crois que c’est eux qui ont le plus grand rôle, beaucoup plus que l’oncologue qui fait vite son travail, il a beaucoup de monde à voir, ou les infirmières qui font la chimio. Pour moi, le rôle principal, c’est le généraliste.

L’intervieweuse

Pour votre maman, malheureusement, vous l’avez su à l’étape finale. C’est ça ?

Évelyne

Pratiquement, oui, oui. Comme c’était trop tard… Elle n’a même pas eu de chimio. Elle a eu un peu de radiothérapie. Elle n’a pas pu être opérée parce que c’était trop tard. Je me dis que si on l’avait su plus tôt, s’ils en avaient parlé plus tôt, peut-être qu’elle serait encore là, ou peut-être qu’elle aurait moins souffert à la fin. C’était trop tard. D’ailleurs, quand le médecin m’a convoquée pour me parler, elle m’a bien dit que c’était trop tard, qu’elle ne pouvait plus rien faire. C’était un cancer du côlon, ils ne pouvaient plus rien faire. Qu’essayer de soulager, c’est tout. Je ne sais pas, je ne peux même pas savoir pourquoi mes parents se sont comportés de cette manière-là.

L’intervieweuse

Merci pour ce témoignage.

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Mise à jour : 24 sept. 2018

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