Mes informations (suite)

Vous êtes un proche sans lien de parenté

En principe, les professionnels de santé intervenant auprès de votre proche ne peuvent rien vous dire concernant son état de santé (cf. “vous êtes un membre de la famille – autres situations”).

 

Dans l’hypothèse où votre proche est hors d’état d’exprimer sa volonté, qu’un examen est envisagé par le médecin ou que celui-ci souhaite prescrire un nouveau traitement, le professionnel de santé doit prendre l’avis de la personne de confiance ou d’un membre de la famille de votre proche. Ce n’est qu’en l’absence de personne de confiance ou de famille que vous serez consulté.

 

Conseil : Si vous entretenez des liens privilégiés avec le patient (concubin par ex.) qui font de vous la personne la plus proche de celui-ci, et afin d’éviter toute ambiguïté, notamment envers sa famille ou le personnel soignant, invitez votre proche à vous désigner comme sa personne de confiance. Vous deviendrez alors l’interlocuteur privilégié du personnel médical.

 

Si l’état de santé de votre proche est particulièrement préoccupant, le médecin peut vous informer de la même façon qu’un membre de la famille afin de vous permettre d’entourer votre proche. Vous pouvez également être désigné par le patient pour qu’un professionnel vous enseigne les gestes et soins utiles le cas échéant pour aider votre proche. (cf. “vous êtes un membre de la famille – autres situations”)

 

Vous êtes un aidant professionnel

Comme tout professionnel, vous êtes tenu au secret professionnel et ne pouvez rien dire de ce que vous avez vu, entendu, compris ou constaté dans l’exercice de vos missions, si ce n’est aux professionnels de santé intervenant auprès du patient grâce au secret partagé. Parallèlement, ceux-ci doivent vous fournir tous les renseignements utiles à l’accomplissement de votre mission d’aide et d’accompagnement. Seules les informations utiles au bon accompagnement de la personne aidée peuvent vous être communiquées.

 

Si vous êtes, outre l’aidant principal, très proche de la personne aidée et qu’une relation de grande confiance s’est instaurée entre vous, il est envisageable que le patient vous désigne comme sa personne de confiance.

Pour tous !

Au-delà de l’information, si votre proche est en fin de vie, un accompagnement psychologique et social, peut être proposé tant au malade qu’à vous-même. Ce soutien est confié à des bénévoles, agréés et spécialement formés à cette fin, qui peuvent même intervenir au domicile du patient.

 

Quelle que soit votre relation avec le patient, n’hésitez pas à transmettre des informations à son médecin traitant quant à son état de santé, et notamment quant à l’évolution de ce dernier, ces informations peuvent parfois permettre d’affiner le diagnostic du médecin ou d’adapter le traitement.

 

Matthieu Wiedenhoff, doctorant en droit et éthique, Association Herrade de Landsberg, pour la recherche éthique en Alsace.

Dernière modification : 11-10-2011