Quand l'aide prend fin (suite)

Décès : une perte à surmonter

Que l’on soit préparé à la mort de son proche ou non, le décès d’une personne que l’on a longtemps accompagnée est toujours un traumatisme et une souffrance. Au début, on ne se rend pas toujours compte de cette réalité, d’autant plus que l’esprit est occupé par des questions pratiques à régler. Le chagrin, le désarroi, la solitude peuvent ainsi apparaître un ou deux mois après le décès. Si l’aide que vous avez apportée à votre proche a été éprouvante, s’ajoute parfois un soulagement dont vous pouvez culpabiliser. Il est également possible que vous vous demandiez si vous avez bien fait tout ce qu’il faut… Parlez de vos tourments à ceux qui peuvent vous écouter et vous soutenir.
Le deuil est un processus de réparation intime, très personnel. Ne laissez personne vous dicter votre attitude. Si votre détresse se prolonge et qu’elle occasionne des troubles du sommeil et de l’appétit, des douleurs morales et physiques persistantes, consultez votre médecin.

La vie sans votre proche

Votre rôle d’aidant terminé, vous retrouvez du temps pour vous.

Vous pouvez vous sentir perdu (e) après tant de temps organisé autour de la maladie.

Pour tourner doucement la page et profiter de votre nouvelle liberté :

  • avant de reprendre vos responsabilités familiales ou professionnelles. Vous vous sentez plus épuisée maintenant que lorsque vous aidiez votre proche ? Après avez tenu « sur les nerfs », la fatigue s’exprime. Vous pouvez rester au début dans l’agitation de devoir « faire des choses » : il vous faudra du temps pour vous détendre et faire des efforts pour vous relaxer.
  • Revisitez l’avenir. Si vous vous êtes longtemps protégé(e) en évitant de l’idée de « futur », vous pouvez avoir du mal à refaire des projets. Reprenez doucement le fil de votre vie personnelle interrompue sans trop vous « forcer » à tout faire tout de suite. Adonnez-vous aux plaisirs simples qui vous ont manqué : faire de longues promenades ou aller au cinéma, écouter de la musique… Pourquoi ne pas envisager de commencer quelque chose de neuf : formation professionnelle, bénévolat dans une association, cours de danse… ?
  • Vous et les autres : Vous avez souvent mis les besoins de votre proche avant les vôtres. Pensez maintenant à vous et sollicitez l’aide des autres. Si la maladie de votre proche vous a isolée, reprenez contact avec vos amis et votre famille. Invitez et faites-vous inviter !

Emmanuelle Manck, rédactrice

Dernière modification : 04-12-2008