Placement en institution : une décision difficile à prendre
Le maintien à domicile de votre proche n'est plus possible, ou plus souhaitable. La décision du placement en institution peut se révéler très pénible à prendre, pour vous comme pour lui. Tentez de faire des choix dans le calme et la concertation. La souffrance de la rupture sera ainsi moins aiguë et les chances d'une bonne adaptation de votre proche à l'institution, augmentées.
Une obligation ou un choix
L'entrée et le placement en institution d'une personne malade, âgée ou dépendante s'avère la plupart du temps nécessaire lorsque :
- l'état de la personne se dégrade fortement : elle perd son autonomie physique ou mentale,
- son environnement ne répond plus à ses besoins : elle est isolée, son habitat est inadapté, les aides à domicile manquent…
- en tant qu'aidant, vous avez atteint vos limites : vous ne savez plus comment vous occuper de votre proche, vous êtes « à bout »…
La décision suit généralement l'épuisement de toutes les solutions du maintien à domicile. L'entrée en institution peut également s'envisager sans nécessité absolue. Elle est alors motivée par la possibilité de rompre l'isolement, s'assurer de la permanence de sécurité, de soutien et de soins professionnels… Cette situation de « choix » est la meilleure possible. Bien souvent, l'institutionnalisation reste une « idée » jusqu'à un événement déclencheur. Par exemple, le conjoint décède ou la personne chute alors qu'elle est seule.
Evitez la situation de crise
Trop souvent, la décision du placement en établissement est prise lorsque la situation est devenue intenable ou urgente. Au pied du mur, difficile d'éviter les choix précipités et les déchirements familiaux… Réduisez ce risque en anticipant au maximum. Evaluez régulièrement l'état de santé de votre proche et l'adéquation de son environnement et de son habitat. Sollicitez l'aide de professionnels (CLIC, médecin traitant, assistante sociale, infirmier …). Si vous êtes épuisé(e), trouvez une solution de répit pour faire le point.