La décision du placement en institution (suite)

Une décision collégiale

Même si elles savent que c’est la meilleure solution, même si n’y sont pas foncièrement opposées, les personnes âgées prennent rarement elles-mêmes la décision d’entrer en institution. C’est un tel bouleversement ! Vous devrez immanquablement énoncer vous-même ce projet. Si votre proche est encore capable de faire un choix, il ne faut pas prendre de décision à sa place et éviter de la prendre seul(e). Convoquez toutes les personnes impliquées et compétentes : votre proche, le reste de la famille, le médecin, l’assistante sociale, etc. Evoquez ensemble clairement les raisons pour lesquelles cette option peut être préférable.

 

Abandon, mouroir… opposez le concret à l’imaginaire

Même en l’absence d’alternative, prendre la décision de ‘placer’ un proche en institution est une responsabilité difficile. Les doutes, la culpabilité, le sentiment d’échec qui peuvent l’entourer se révèlent très éprouvants. Vous pouvez avoir l’impression que vous « n’en avez pas fait assez », que vous « abandonnez » votre proche. Pour surmonter plus sereinement ce moment douloureux :

 

  • Evitez les gens, même dans votre famille, qui vous blâment et vous culpabilisent alors qu’ils ne savent rien de votre situation,
  • Tentez de garder du recul face à un chantage affectif de votre proche,
  • Avant l’entrée, visitez l’établissement, rencontrez le personnel soignant : vous envisagerez vos relations avec eux plus sereinement,
  • Prenez appui sur vos vrais amis, un psychologue ou un groupe de soutien aux aidants.

 

Gérer la culpabilité

Même en l’absence d’alternative, prendre la décision de ‘placer’ un proche en institution est une responsabilité difficile. Les doutes, la culpabilité, le sentiment d’échec qui peuvent l’entourer se révèlent très éprouvants. Vous pouvez avoir l’impression que vous « n’en avez pas fait assez », que vous « abandonnez » votre proche. Pour surmonter plus sereinement ce moment douloureux :

  • Evitez les gens, même dans votre famille, qui vous blâment et vous culpabilisent alors qu’ils ne savent rien de votre situation,
  • Tentez de garder du recul face à un chantage affectif de votre proche,
  • Avant l’entrée, visitez l’établissement, rencontrez le personnel soignant : vous envisagerez vos relations avec eux plus sereinement,
  • Prenez appui sur vos vrais amis, un psychologue ou un groupe de soutien aux aidants.

Emmanuelle Manck, rédactrice

Dernière modification : 04-12-2008