Accepter le diagnostic d'une maladie grave

Une maladie grave vient d'être diagnostiquée chez votre proche. Cette mauvaise et bouleversante nouvelle va générer beaucoup de désarroi et d'angoisse. La personne atteinte va devoir lutter contre ses peurs et s'adapter à cette réalité. Son attitude va peut-être être difficile à comprendre : agressivité, négation de la maladie, silence… En respectant ces réactions déroutantes, vous aiderez votre proche tout en vous préservant.

Dans le cabinet du médecin : la stupeur

L'annonce d'une maladie grave peut provoquer chez votre proche une sorte de sidération : effondré par l'angoisse, il n'entend dès lors plus grand chose. Si vous êtes présent, écoutez ce qui est dit et posez des questions. Lorsque vous aurez raccompagné votre proche, vous serez en mesure de lui rappeler la conversation.

L’annonce d’une maladie grave peut provoquer chez votre proche une sorte de sidération : effondré par l’angoisse, il n’entend dès lors plus grand chose. Si vous êtes présent, écoutez ce qui est dit et posez des questions. Lorsque vous aurez raccompagné votre proche, vous serez en mesure de lui rappeler la conversation

Une présence réconfortante

Le diagnostic vient d’être posé et les traitements n’ont pas encore commencé : sans minimiser la situation, essayez de rester serein. Transmettez à votre proche votre confiance dans le médecin et l’équipe soignante. Il a besoin de temps pour accepter le diagnostic : s’il refuse d’en parler, ne le brusquez pas. Laissez votre proche aborder le sujet quand il sera en mesure de le faire.

Des attitudes déroutantes

Si vous comprenez les réactions de tristesse, de peur et d’espoir de votre proche, d’autres pourront vous sembler étranges. Ce que les psychologues appellent les « réactions de défense » sont une façon de négocier avec une angoisse immense et d’apprivoiser la maladie. En les connaissant, vous pourrez mieux y faire face et aider votre proche à surmonter ce cap.

  • « Il fait la sourde oreille » : le déni. Votre proche refuse les conversations sur la maladie, réfute le diagnostic, le minimise excessivement ou fait « comme si de rien n’était »…
  • « Il est agressif avec tout le monde ! » : la révolte. Le malade s’en prend au destin, à la société, à Dieu, aux médecins, aux soignants, à vous…
  • « Il se laisse aller et me sollicite tout le temps » : la régression. Votre proche se replie sur lui-même et semble quelque peu retomber en enfance… Très passif, il devient dépendant de vous.
  • Votre proche réagit « trop bien » ?Il prend sa maladie:
  • comme un « ennemi » qu’il va écraser. Il refuse de se laisser abattre et mobilise toutes ses forces, parfois même pour aider les autres patients, s’engager dans des associations… c’est la sublimation.

  • avec un détachement étonnant, de manière très neutre. Il en fait même des plaisanteries. La maladie ne semble même pas le concerner directement : c’est l’isolation.

Si ces réactions sont plus confortables pour vous, la souffrance est là. Restez son soutien, même s’il affirme ne pas en avoir besoin.

Cancer : La consultation d’annonce

Cette consultation médicale spécifique au cancer permet aux malades de bénéficier de meilleures conditions d’annonce du diagnostic de leur maladie.Cette consultation est ouverte aux proches si le patient le désire et un soutien psychologique leur est proposé à tous deux.

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Dernière modification : 19-11-2008