Agressivité, opposition : comment gérer les conflits ? (suite)
Les troubles du comportement consécutifs à des atteintes cérébrales
Les personnes atteintes de lésions au niveau de certaines parties du cerveau peuvent perdre la capacité à se contrôler. Elles réagissent parfois en criant, jurant et accusant la personne qui les aide. Les personnes souffrant d’Alzheimer peuvent également refuser de coopérer aux soins. A cette fameuse réaction de défense « agressive » s’ajoutent là les conséquences directes des lésions cérébrales sur le comportement et les facultés de communication.
Gérer les colères et le refus de coopération
Pour vous protéger du stress, tentez de gardez votre sérénité. Evitez à votre proche les sources inutiles d’énervement (bruit, agitation) et en cas d’accès de colère, expérimentez différentes méthodes pour les atténuer:
- "Je me rends compte à quel point tu es énervé(e), et je te comprends".
- L'humour : Prenez les choses plus à la légère, sans mépris.
- La diversion : Changez de sujet rapidement.
- La pause : Dites à la personne que vous avez quelque chose à faire dans une autre pièce, et que vous reparlerez de tout ça un plus tard. Cela lui donnera le temps de se calmer, et à vous, de souffler un peu.
Votre proche refuse de collaborer aux soins :
- La maladie peut l’empêcher de réagir aussi vite que vous le souhaitez. De plus, il a ses propres horaires et habitudes.
- Soyez attentif : Il peut être désorienté, mal installé, souffrir physiquement… Prenez le temps de lui demander s'il se porte bien.
- Décodez. Il peut refuser de prendre son bain par pudeur.
- Lâchez prise. Remettez à plus tard les soins personnels si votre proche est contrarié.
- Déléguez. Les soins prodigués par une aide-soignante sont souvent mieux acceptés que ceux des conjoints.
Quand la colère et le ressentiment vous envahissent
Vous pouvez être poussée à bout par les agressions continuelles de votre proche. Votre rage contenue risque d’exploser en colère, dirigée cette fois contre lui. Pour « dégonfler » la situation, ne prenez pas les choses trop à cœur. Relativisez vos points de divergence anodins et n’accumulez pas les rancunes. Faites-vous aider pour diminuer votre stress : sollicitez une auxiliaire de vie, une aide ménagère, l’aide d’un autre membre de la famille de confiance… Confiez-vous à un(e) ami(e) ou consultez un psychologue spécialisé : votre médecin ou le personnel de l’hôpital pourra vous orienter.
Si ça ne s’améliore pas : pensez « sécurité »
Ne vous mettez pas en danger en tentant de gérer un accès de violence. Eloignez-vous de votre proche et appelez les secours. Ne vous mettez pas en danger en tentant de gérer un accès de violence. Eloignez-vous de votre proche et appelez les secours.
Emmanuelle Manck, rédactrice