Il/elle souffre d’alcoolisme (suite)

Ce que vous pouvez faire

Parlez... le silence tue plus vite que la maladie
Ne restez pas spectateur silencieux de l'alcoolisme de votre proche

 

  • Peur de réactions violentes, sentiment de honte à l'idée de mettre en cause un proche, inquiétude de se placer en position de surveillance... les raisons de « ne pas voir » sont réelles, nombreuses et compréhensibles.
    Cependant, « la politique de l'autruche » n'est jamais payante sur le long terme.
  • Avant qu'il ne soit trop tard et qu'il y ait une
    « bascule », la recherche d'un dialogue serein peut déclencher la prise de conscience d'une consommation excessive d’alcool.
    Choisissez le meilleur moment pour discuter : les épisodes de surconsommation ou d'ivresse sont notamment à éviter. 

Ne cachez pas les bouteilles dans la maison
 

  • Ce type de comportement peut être tentant, mais il infantilise la personne et fausse dès le départ une relation d’aide pourtant sincère. Mieux vaut ne pas tenter la personne - en évitant de conserver les bouteilles entamées par exemple.  
  • Dans tous les cas, ce petit jeu de « cache –cache » peut durer longtemps et sans réelle efficacité : il faut savoir que la plupart des malades de l’alcool, véritables « piliers de bar », certifient
    « ne jamais toucher une goutte d’alcool à la maison ». 

Limitez ou évitez les situations de tentation
 

  • De votre côté, il vous faut éviter les consommations systématiques d’alcool à la maison, mais aussi à l’extérieur. 
  • Pensez à mettre plusieurs carafes d’eau à table. 
  • Lors qu’un apéritif – et surtout s’il fait chaud – proposez le plus possible un large éventail de sodas ou de jus de fruit. Cela évitera de sombrer dans l’équation réductrice
    « convivialité = alcool ».

Aidez votre proche à effectuer un stage de sevrage
 

  • Rapprochez-vous de votre médecin pour exprimer vos craintes et lui demander conseil. 
  • Souvenez-vous que tant qu’un malade de l’alcool n’a pas conscience de sa dépendance, il n’est pas accessible au sevrage. Et aucun sevrage n’est durable s’il ne repose pas sur une démarche motivée et volontaire.
    Quoi que vous puissiez faire, c’est bien le malade et lui seul qui doit se prendre en charge et faire le premier pas. 
  • Le chemin vers la guérison est long et émaillé parfois de rechutes. La personne doit produire d’intenses efforts de volonté pour changer ses anciennes habitudes : il faut en être conscient et pouvoir apporter soutien et encouragement devant les difficultés passagères : L’abstinence totale est à ce prix.

Pensez aussi à vous : protégez-vous

  • Ne restez pas isolé, maintenez une vie sociale. Gardez notamment vos activités habituelles et une bonne hygiène de vie : des repas équilibrés et variés, une pratique sportive régulière et un rythme de sommeil satisfaisant vous aideront à « vous retrouver » vous-même et à vous ressourcer.
  • N'acceptez pas tout de votre proche : des comportements inadaptés, d'éventuelles violences verbales ou physiques ne sont pas acceptables. Ne rien dire, par honte ou sous prétexte de préserver ce qui reste d'équilibre familial ou amical, peut contribuer à aggraver la situation. La prise de conscience par le malade de sa dépendance à l'alcool et de ses conséquences peut de fait s'en retrouver retardée.

Aide

Dans chaque département, il existe un centre d'alcoologie et un Comité Départemental de l'Association Nationale de Prévention contre l'Alcoolisme (ANPA).

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