Il souffre d’un cancer de la prostate

Votre conjoint est traité pour un cancer de la prostate.

Ce que vous devez savoir

Qu’est-ce que la prostate ?

La prostate est une glande génitale masculine située juste au-dessous de la vessie. Elle est traversée par l’urètre: le canal qui permet l’évacuation des urines et du sperme.

Son rôle est la fabrication du liquide prostatique qui représente le tiers du liquide séminal. Le liquide prostatique n’intervient pas dans la formation des spermatozoïdes, mais il permet leur survie et leur maturation, favorisant ainsi la fécondation.

L’évolution naturelle de la prostate : l’hyperplasie bénigne

A la naissance, la prostate ne pèse que quelques grammes. Elle atteint son plein volume à l’âge de 20 ans. Vers la cinquième ou la sixième décennie, son volume augmente : ce n’est pas un état pathologique, c’est une évolution naturelle.

On appelle cette augmentation de volume l’Hyperplasie Bénigne de la Prostate (ou HBP). C’est une cause courante d’apparition de troubles urinaires. Tout symptôme de ce type n’est donc pas systématiquement en rapport avec un cancer de la prostate. .

Comment se manifeste le cancer de la prostate?

Le cancer de la prostate reste longtemps silencieux. Quand il se manifeste, ce sont des troubles urinaires ou des difficultés à l’éjaculation qui apparaissent du fait de la compression de l’urètre par la tumeur. On rencontre donc:

  • Une difficulté de démarrage de la miction.
  • Un jet urinaire anormal : plus fin ou plus faible.
  • Des envies fréquentes d’uriner (notamment pendant la nuit).
  • Une sensation de vessie incomplètement vidée.
  • Une éjaculation douloureuse. - Des troubles de l’érection.
  • Des douleurs vertébrales peuvent révéler la maladie à des stades avancés, quand il y a des métastases vertébrales.

Comment le médecin pose-t-il le diagnostic ?

A l’évocation des signes cliniques, le médecin commence par palper la prostate à travers le rectum. C’estle toucher rectal. Cet examen est indolore, pratiqué le plus souvent par le médecin généraliste, avant d’orienter le patient vers un urologue.

En cas de suspicion de cancer, il demande le dosage d’une substance dans le sang :le PSA (Antigène Spécifique de la Prostate). Cependant, ce test isolé ne signifie pas la présence d’un cancer. On rencontre des taux élevés de PSA dans plusieurs conditions, bénignes la plupart du temps (inflammation, infection, après un rapport sexuel…)

Seulela biopsie permet, après un examen au laboratoire, de confirmer ou non la présence de cancer. Elle n’est pas douloureuse, mais peut être désagréable. La biopsie permet de déterminer le degré de malignité du cancer, qui conditionne le traitement. Dans les semaines qui suivent, le patient peut trouver un peu de sang dans les urines ou dans le sperme. Ceci n’a rien d’inquiétant.

Ce que vous pouvez faire

Une ablation de la prostate entraîne une impossibilité de procréation et très souvent un phénomène d’impuissance. Celle-ci peut être temporaire et se limiter à quelques mois ou perdurer. En tant que partenaire, il convient d’en parler avec votre compagnon avant l’opération. Ne le laissez pas se mettre en tête de refuser l’intervention chirurgicale pour ce motif.
Pour remédier aux difficultés d’érection après l’opération, sachez qu’il existe des traitements assez efficaces.

- Il peut s’agir de médicaments vasodilatateurs, d'injections intra-caverneuses quevotre conjoint peut effectuer lui-même sans douleur, ou de prothèses.
 

- N’hésitez pas à évoquer ces différentes méthodes avec votre proche et à en parler au médecin.
 

- Enfin, si vous souhaitez avoir un enfant, sachez que vous pouvez toujours demander au médecin, avant l’opération, quelles sont les alternatives qui existent pour envisager une insémination artificielle.